
l’école, on m’a appris qu’il fallait savoir des
tas de choses; et que si je ne les savais pas, ça irait mal pour
moi dans la vie. Alors je me suis forcé à les apprendre, souvent
sans les comprendre, et j’ai commencé à m’empoisonner
la vie.
Plus tard dans la vie, j’ai cru encore longtemps que je devais savoir plein de choses. Mais, en tant qu’ illustrateur et créateur, on me demandait de réaliser de belles images. J’ai alors vite compris que tous ces savoirs ne m’aidaient pas pour créer.
Ces récrés où, même les grands, papa et maman, étaient plus rigolos quand ils se racontaient des histoires, dans leurs récrés à eux. Pourquoi jouer, danser, raconter, ce que tout le monde aimait tant, ça passait toujours en dernier ?
En peignant tout cela, j’étais souvent accueilli par des yeux brillants et contents mais parfois par des sourcils froncés et déçus, sans comprendre pourquoi. Jusqu’au jour où une belle directrice littéraire m’a ouvert les yeux.
Alors, je me suis mis en récré:
récré-Cévennes, récré-peinture,
récré-taï-chi, chamanisme, méditation, danse,
voyages... Toutes ces récrés m’ont désintoxiqué des
croyances générales. Elles ont lentement façonné un
cristal lumineux et transparent qui rend la vie simple et belle.